samedi 10 mai 2008

J'ai toujours rêvé d'être un gangster

"L'histoire d'un braqueur sans arme dont la victime est elle-même une braqueuse, armée. Deux kidnappeurs amateurs qui enlèvent une adolescente suicidaire. Deux chanteurs qui parlent d'un tube volé. Cinq septuagénaires qui se retrouvent pour un dernier coup..."

Tout a commencé avec cette superbe affiche


Mais il ne faut pas s'y fier car l'affiche n'a aucun rapport avec le film, comme quoi!
Je n'avais pas vu la bande annonce mais je savais que le film était en noir et blanc...la curiosité l'a emporté.

4 histoires, 4 styles différents, Benchetrit rend hommage au cinéma muet de Chaplin à travers l'histoire du braqueur, et l'histoire qui met en scène Alain Bashung et Arno renvoit au Coffee and Cigarettes de Jim Jarmush dans lequel Tom Waits et Iggy Pop se trouvaient dans la même situation. Il y aussi un soupçon de Tarantino surtout dans les dialogues "inutiles" et les destins qui se recroisent, et pendant que j'y suis on va rajouter une dose de Nouvelle vague de Godard.

Les histoires ne sont pas de qualité égale mais Benchetrit s'en sort plus que bien.

Dans le premier "court", Edouard Baer est parfait en braquer looser, Anna Mouglalis est à tomber par terre (sa voix est quasi pareille que celle de Virginie Ledoyen, c'est le bohneur!), dès les premières secondes j'ai su que j'allais apprécier le film, j'ai d'ailleurs plus ri pendant ce film que pendant Bienvenue chez les ch'tis (pour je me suis demandée si je ne venais pas d'une autre planète étant donné que je n'étais pas morte de rire par terre comme 90% de la salle!),

Ensuite, c'est un avec un vrai bonheur qu'on retrouve Bouli Lanners et Serge Larivière dans un somptueux rôle de kidnappeurs pas doués qui se retrouvent avec une ado suicidaire sur les bras.
C'est le "court" le plus drôle, le plus touchant et le plus réussi en ce qui me concerne...je souriais déjà rien qu'en voyant Bouli j'avoue! Et pour la petite anecdote, je n'étais pas accompagnée d'Akashana ou de So cette fois-ci mais de Chris et pas de bol pour elle on a beaucoup parlé de Bob Marley durant ce court (private joke)

On passe à Alain Bashung et Arno, presque un copié-collé de la version Jarmush mais ça vaut quand même la peine même si certains vont trouver ça trop long.

Dernier court, avec que des acteurs cultes de "l'ancienne génération", j'ai nommé messieurs Jean Rochefort, Jean-Pierre Kalfon, Laurent Terzzief, Venantino Venantini et Roger Dumas...et là aussi une grande réussite, j'ai beaucoup ri devant le désarroi de ces anciens braqueurs devant les ravages du temps (mais rappelons quand même que parfois les travaux c'est bien)

Un épilogue assez court, qui aurait peut-être mérité plus de développement, car au final trois de ses histoires ont une véritable fin, j'aurais aimé savoir ce qu'il advient de notre jeune suicidaire par exemple.

Tout ça pour dire que j'ai aimé, je crois que Chris aussi, et puis la question qui se pose..et si c'était ma dernière séance au Marignan-Paradisio? car cette fois l'échéance est proche, le journal parle du mercredi 14, la rumeur parle du 21...en tout cas la fin est proche.

S'il s'avère que J'ai toujours rêvé d'être un gangster est bien le dernier film que j'aurai vu au Paradisio il aura une saveur toute particulière lors de son achat en dvd, mais je pourrai au moins me dire que j'ai quitté la salle le sourire aux lèvres après avoir vu un bon film...et qu'en plus j'étais en charmante compagnie.




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