lundi 18 février 2008

Chanson "prout prout"

Je ne savais pas trop ce qu'était une chanson "prout prout" jusqu'à tout à l'heure où C. m'a dit que cette chanson en était un très bel exemple...

Lynda Lemay...De tes rêves à mes rêves..le pire c'est que j'adore cette chanson!

"On a parcouru le chemin de tes rêves à mes rêves
Tes doigts à mes seins de ta bouche à mes lèvres
De la guerre à la trêve
Combien d' fois, mon amour
Combien d'aller-retour
Entre la haine et l'amour

Chaque fois, la route et ses chaos
Et ses roches et ses trous m'arrachaient à ta peau
Me rej'taient sur tes g'noux me tatouaient sur ta joue
Combien de grands voyages pour autant de naufrages
Sur ce même rivage

Jusqu'au jour où j'ai dit: "Va t'en !
J'ai plus rien à blesser qui soit vierge de coups
J' suis fatiguée des kilomètres qu'on franchit pour être
À un plus mauvais bout"

J'ai dit: "Prends ta voiture de fortune
Et roule tant qu' tu voudras
Va t'en donc promettre ta lune
À une autre que moi"

J' croyais pas qu' t'allais m'obéir à la lettre comme ça
J' t'ai regardé partir en mourant tout bas
Sur la véranda
Brisée à des endroits
Que j' me connaissais pas entre mon coeur et tes bras

Les étoiles qu' j'avais dans l' regard
Et qui semblaient te plaire sont venues s'échouer
Comme des étoiles de mer sur l'estran désert
Le coeur comme un souv'nir le corps comme un grenier
J'ai eu peur d' m'écrouler

Je sais pas d' quelle manière comme poussée par le vent
J' me suis mise à poursuivre, en courant
Le nuage de poussière qu' ta voiture de misère
Faisait tourbillonner en filant

Puis j'ai crié: "Attends-moi j'arrive !
Je peux pas vivre sans toi
Et si c'est pas une vie de te suivre
Et bien ce s'ra c' que ce s'ra

T'as encore, dans les mains la petite cuillère
Qui m' ramassait si bien quand j' m'écrasais par terre
T'as encore, dans les mains La petite caresse
Qui m' ferait, comme un chien
Haleter d'allégresse"

Mais, bien sûr, t'as rien entendu
Et ton nuage et toi vous avez disparu
Et je suis restée là comme un cheval de bois
Qui ne berce plus personne et que l'on abandonne
Que l'on met au rebus

Un jour que j' me croyais mieux
Que j'allais au village et que c'était pluvieux
À deux nuages d'un orage à faire taire les oiseaux
À deux pas du resto et à trois du garage
À deux doigts d'oublier

Perdue dans mon imperméable et dans quelques pensées
Comme: "C'est drôle dans le sable toutes ces traces de souliers"
Comme: "J' sais pas c' que j' vais foutre de ma longue soirée"
Juste à coté de moi ce parfum agréable
Ces cheveux familiers
C'était... c'était toi

Et l'orage éclata en même temps que le morceau de chair
Qui me servait de coeur et le vent se leva
En même temps qu'un éclair
Nous fìt tous les deux trembler de peur

J'ai dit: "Si tu viens pour les étoiles elles sont tombées dans la boue
Si t'es là pour me voir, j' te signale Qu' y'a plus rien à voir du tout"

T'as dis: "J'ai parcouru les chemins de mes rêves
À des rêves qui n'étaient pas les tiens
J' voulais juste que tu saches, mon amour
Que ces foutus parcours ont toujours été vains"

Alors j'ai dit: "Puisque t'es là viens donc prendre un café
Si tu veux, tu jett'ras quelques bûches au foyer
Ça nous réchauffera le temps que l'orage passe
Et que le feu s'embrase comme autrefois !"

Et c'est là qu' t'as baissé les yeux
Que t'as dit: "J' pourrai pas car, tu vois, y a un voeu
Que j'ai fait là-bas elle te ressemble un peu
Celle à qui j'ai dit: "Oui"
Ce petit "Oui" précieux que je n' t'ai jamais dit"
T'as ajouté qu'aussi elle prend bien soin du p'tit
Et qu' t'es déjà trop vieux, aujourd'hui
Pour réparer l'erreur la pire de ta vie
Qui est celle d'être parti d'ici

Tu t'es mis à g'noux dans la vase pour me d'mander pardon
Le tonnerre m'a volé ta phrase et tu t'es levé d'un bond

Et t'es parti, l'air malheureux le pantalon tout sale
Et, au coin de mes yeux y'avait comme... des étoiles"

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