mardi 22 janvier 2008

It's a free world

"Angie se fait virer d'une agence de recrutement pour mauvaise conduite en public. Elle fait alors équipe avec sa colocataire, Rose, pour ouvrir une agence dans leur cuisine. Avec tous ces immigrants en quête de travail, les opportunités sont considérables, particulièrement pour deux jeunes femmes en phase avec leur temps."

Je n'ai pas encore parlé du dernier Ken Loach, ce n'est pas parce qu'il n'y a rien à en dire au contraire, mais plutôt parce que je ne sais pas trop comment expliquer l'effet que ce film a eu sur moi. Le plus simple serait de dire que c'est l'effet d'un coup de poing en pleine gueule, comme souvent avec les films de Loach d'ailleurs.

D'habitude on a le point de vue des exploités (Sweet Sixteen Bread and roses,...) , ici tout passe par le regard de l'exploitant, en l'occurence une exploitante jouée avec beaucoup de talent par Kierston Wareing dont c'est le premier film (et j'espère pas le dernier).
Un film social n'est jamais facile car c'est vite arrivé de tomber dans le misérabilisme mais c'est loin d'être la cas ici, le film est dérangeant, captivant, poignant.
Et je me répète mais Kierston Wareing (qui ressemble étrangement à Asia Argento) est excellente en ange-démon qu'on prend en pitié puis qu'on déteste, elle a un énorme potentiel, j'ai hâte de la revoir sous la direction d'un autre grand réalisateur.

La nature humaine...pas toujours belle à voir, It's a free world, titre le plus ironique au rayon des films de ce début d'année.
J'y pense encore en me disant...et moi j'aurais fait quoi?

A voir d'extrême urgence

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